Canicules à répétition, précarité énergétique, inondations ou encore difficultés de mobilité : les effets du changement climatique touchent particulièrement les personnes âgées les plus fragiles. Une étude intitulée « Donner voix aux aînés précaires face aux changements climatiques : représentations, défis et solutions » invite à porter un regard plus nuancé sur cette réalité. Menée par le Gérontopôle des Pays de la Loire avec le soutien de Malakoff Humanis AGIRC-ARRCO, elle donne directement la parole à 54 seniors âgés de 62 à 95 ans.
Réalisée entre avril 2025 et mars 2026, cette démarche s'est appuyée sur des entretiens, des groupes de discussion et des ateliers participatifs menés dans différents territoires des Pays de la Loire. Les témoignages recueillis montrent que le changement climatique est déjà une réalité concrète pour de nombreux aînés : logements mal isolés lors des fortes chaleurs, difficultés à assumer les dépenses énergétiques, inquiétudes face aux événements météorologiques extrêmes ou encore obstacles pour accéder aux services essentiels.
L'étude souligne que le changement climatique agit souvent comme un amplificateur des fragilités existantes. L'état de santé, les ressources financières, l'isolement ou l'éloignement des services peuvent se cumuler et réduire les capacités d'adaptation.
Mais les chercheurs mettent également en avant un constat fort : les seniors ne sont pas seulement des personnes à protéger. Leur expérience de vie, leurs pratiques de sobriété, leur connaissance du territoire et leurs réseaux de solidarité en font des acteurs à part entière de l'adaptation climatique.
Pour les professionnels du grand âge et les EHPAD, cette approche ouvre des perspectives intéressantes : associer davantage les personnes âgées à la préparation des crises, à l'identification des lieux refuges ou encore à la diffusion des bonnes pratiques pourrait contribuer à renforcer la résilience des territoires tout en valorisant leur expertise d'usage.
Réalisée entre avril 2025 et mars 2026, cette démarche s'est appuyée sur des entretiens, des groupes de discussion et des ateliers participatifs menés dans différents territoires des Pays de la Loire. Les témoignages recueillis montrent que le changement climatique est déjà une réalité concrète pour de nombreux aînés : logements mal isolés lors des fortes chaleurs, difficultés à assumer les dépenses énergétiques, inquiétudes face aux événements météorologiques extrêmes ou encore obstacles pour accéder aux services essentiels.
L'étude souligne que le changement climatique agit souvent comme un amplificateur des fragilités existantes. L'état de santé, les ressources financières, l'isolement ou l'éloignement des services peuvent se cumuler et réduire les capacités d'adaptation.
Mais les chercheurs mettent également en avant un constat fort : les seniors ne sont pas seulement des personnes à protéger. Leur expérience de vie, leurs pratiques de sobriété, leur connaissance du territoire et leurs réseaux de solidarité en font des acteurs à part entière de l'adaptation climatique.
Pour les professionnels du grand âge et les EHPAD, cette approche ouvre des perspectives intéressantes : associer davantage les personnes âgées à la préparation des crises, à l'identification des lieux refuges ou encore à la diffusion des bonnes pratiques pourrait contribuer à renforcer la résilience des territoires tout en valorisant leur expertise d'usage.