Comment votre groupe fait-il évoluer son modèle d’EHPAD face aux nouveaux enjeux du vieillissement ?
Natacha Lecas : Notre transformation repose sur trois priorités. D’abord, l’adaptation aux territoires : nous ne croyons pas à un modèle unique d’EHPAD. Chaque établissement doit répondre aux besoins locaux, à travers des dispositifs comme les Centres de Ressources Territoriaux, l’accueil de jour, l’hébergement temporaire ou l’habitat partagé. Ensuite, l’ouverture. Alors que la majorité des personnes âgées souhaite vieillir à domicile, les EHPAD doivent mettre leur expertise au service de l’ensemble du parcours de vie. Nous développons ainsi des solutions intermédiaires, des équipes mobiles et des services ouverts sur l’extérieur. Enfin, nous renforçons la spécialisation de certaines structures dans des domaines comme les troubles cognitifs, le handicap vieillissant, la psychiatrie ou les soins palliatifs et la fin de vie, afin de mieux répondre à la diversité des besoins.
Quelles sont aujourd’hui vos priorités en matière d’attractivité et de fidélisation des équipes ?
La qualité de l’accompagnement dépend directement des conditions de travail des professionnels. Nous agissons donc sur trois leviers. L’évolution des métiers, avec l’émergence de nouvelles fonctions accompagnées par des formations adaptées, dont certaines en partenariat avec la Croix-Rouge ou encore Colisée. L’autonomisation des équipes, à travers une démarche inspirée du Lean management et favorisant leur implication dans l’organisation de leur travail. Enfin l’amélioration de la qualité de vie au travail, grâce à la prévention des troubles musculo-squelettiques, au soutien psychologique et aux parcours de mobilité interne. Alors que les marges salariales restent limitées, ces actions sont déterminantes pour attirer et fidéliser les collaborateurs.
Dans un contexte économique sous tension, quels leviers mobilisez-vous pour assurer la pérennité de vos établissements ?
Nous plaçons la satisfaction des résidents au cœur de notre stratégie, en nous inspirant des démarches d’expérience patient pour mieux comprendre leurs attentes. Nous sommes d’ailleurs précurseurs sur ce champ et formons des professionnels capables de recueillir cette parole. Nous renforçons également l’attractivité de nos établissements par des investissements dans la rénovation et une approche plus chaleureuse, fondée sur le principe du « comme à la maison ». Pour préserver notre capacité d’investissement tout en restant accessibles, nous avons aussi mis en place des dispositifs de tarification différenciée adaptés aux réalités territoriales. Nous nous appuyons par ailleurs sur la mutualisation des achats, ainsi que sur le développement d’activités complémentaires afin de consolider l’équilibre économique des établissements.
Quelle vision portez-vous pour l’EHPAD de demain ?
L’EHPAD de demain sera pluriel car il dépendra avant tout des besoins des territoires. Certains établissements conserveront un modèle traditionnel, d’autres se spécialiseront ou se diversifieront. Une orientation commune se dessine toutefois : faire de l’EHPAD un véritable lieu de vie. C’est le sens de notre démarche « comme à la maison », largement ouverte sur son environnement. L’innovation jouera également un rôle majeur. Nous expérimentons déjà des dispositifs connectés pour renforcer la sécurité et l’autonomie des résidents, ainsi que des solutions d’intelligence artificielle pour optimiser les organisations, mieux mobiliser les compétences et anticiper certaines fragilités. Ces technologies offrent des perspectives importantes à condition de rester au service de l’humain.
> Article paru dans Ehpadia #44, édition de juin 2026, à lire ici
Natacha Lecas : Notre transformation repose sur trois priorités. D’abord, l’adaptation aux territoires : nous ne croyons pas à un modèle unique d’EHPAD. Chaque établissement doit répondre aux besoins locaux, à travers des dispositifs comme les Centres de Ressources Territoriaux, l’accueil de jour, l’hébergement temporaire ou l’habitat partagé. Ensuite, l’ouverture. Alors que la majorité des personnes âgées souhaite vieillir à domicile, les EHPAD doivent mettre leur expertise au service de l’ensemble du parcours de vie. Nous développons ainsi des solutions intermédiaires, des équipes mobiles et des services ouverts sur l’extérieur. Enfin, nous renforçons la spécialisation de certaines structures dans des domaines comme les troubles cognitifs, le handicap vieillissant, la psychiatrie ou les soins palliatifs et la fin de vie, afin de mieux répondre à la diversité des besoins.
Quelles sont aujourd’hui vos priorités en matière d’attractivité et de fidélisation des équipes ?
La qualité de l’accompagnement dépend directement des conditions de travail des professionnels. Nous agissons donc sur trois leviers. L’évolution des métiers, avec l’émergence de nouvelles fonctions accompagnées par des formations adaptées, dont certaines en partenariat avec la Croix-Rouge ou encore Colisée. L’autonomisation des équipes, à travers une démarche inspirée du Lean management et favorisant leur implication dans l’organisation de leur travail. Enfin l’amélioration de la qualité de vie au travail, grâce à la prévention des troubles musculo-squelettiques, au soutien psychologique et aux parcours de mobilité interne. Alors que les marges salariales restent limitées, ces actions sont déterminantes pour attirer et fidéliser les collaborateurs.
Dans un contexte économique sous tension, quels leviers mobilisez-vous pour assurer la pérennité de vos établissements ?
Nous plaçons la satisfaction des résidents au cœur de notre stratégie, en nous inspirant des démarches d’expérience patient pour mieux comprendre leurs attentes. Nous sommes d’ailleurs précurseurs sur ce champ et formons des professionnels capables de recueillir cette parole. Nous renforçons également l’attractivité de nos établissements par des investissements dans la rénovation et une approche plus chaleureuse, fondée sur le principe du « comme à la maison ». Pour préserver notre capacité d’investissement tout en restant accessibles, nous avons aussi mis en place des dispositifs de tarification différenciée adaptés aux réalités territoriales. Nous nous appuyons par ailleurs sur la mutualisation des achats, ainsi que sur le développement d’activités complémentaires afin de consolider l’équilibre économique des établissements.
Quelle vision portez-vous pour l’EHPAD de demain ?
L’EHPAD de demain sera pluriel car il dépendra avant tout des besoins des territoires. Certains établissements conserveront un modèle traditionnel, d’autres se spécialiseront ou se diversifieront. Une orientation commune se dessine toutefois : faire de l’EHPAD un véritable lieu de vie. C’est le sens de notre démarche « comme à la maison », largement ouverte sur son environnement. L’innovation jouera également un rôle majeur. Nous expérimentons déjà des dispositifs connectés pour renforcer la sécurité et l’autonomie des résidents, ainsi que des solutions d’intelligence artificielle pour optimiser les organisations, mieux mobiliser les compétences et anticiper certaines fragilités. Ces technologies offrent des perspectives importantes à condition de rester au service de l’humain.
> Article paru dans Ehpadia #44, édition de juin 2026, à lire ici