"Mettons en lumière le métier d’animateur social"


Publié le Mardi 17 Mars 2026 à 10:06



Le Groupement national des Animateurs en Gérontologie et les réseaux d’animateurs organisent un nouveau Printemps de l’Animation Sociale du 20 mars au 20 juin 2026. Les professionnels se mobilisent pour mettre en lumière un métier de l’ombre, celui d’animateur, pourtant pivot de la lutte contre l’isolement social des personnes âgées.




Pauline ALLAIN (présidente) et Yves MASSARDIER (Vice-président). ©DR
Alors que la France doit relever le défi de l’accompagnement du vieillissement de sa population, l’animation sociale professionnelle apparaît comme le chaînon manquant entre la prise en compte des attentes du public et l’adaptation de l’offre d’un secteur qui se concentre avant tout sur le soin et la sécurité. 535 000 personnes âgées sont menacées de mort sociale, aux domiciles et dans les établissements, et 32% des plus de 60 ans ne parlent à personne certains jours. Les professionnels du lien jouent un rôle majeur au quotidien pour que la vie ait un sens pour un grand nombre de citoyens âgés fragilisés.

Le Printemps de l’Animation Sociale : 3 mois pour faire entendre une nouvelle voix

Du 20 mars au 20 juin 2026, les professionnels de l’animation avec les personnes âgées se mobilisent nationalement et sur les territoires pour : Valoriser l’expertise : L’animateur n'est pas un simple « organisateur de loisirs », mais un expert de la relation et du lien social formé (Bac à Bac+4). Connecter les structures avec leur environnement : Faire tomber les murs entre l'EHPAD, la résidence autonomie, le quartier, le centre social, le CCAS et le domicile. Sensibiliser le grand public sur l’importance du rôle des animateurs. Susciter des vocations : Présenter la richesse d'un métier qui donne du sens et de la vie
aux années.
 
Pauline Allain, présidente du GAG, précise que "nous ne voulons plus que l'on se demande à quoi sert l'animation ou qu’elle soit réduite à un amusement infantilisant. Nous voulons montrer qu’elle est le rempart contre l'isolement, une démarche citoyenne et culturelle incarnant un engagement fort pour lutter contre l’âgisme.” Pour Bernard Hervy, vice-président et fondateur du GAG, “sans animation sociale professionnelle, l’accompagnement à domicile ou en établissement se réduit parfois à une simple succession de gestes techniques... La mort sociale ne doit pas précéder la mort biologique.” Les réseaux locaux d’animateurs et les professionnels du secteur se mobiliseront pour organiser des événements collectifs afin de réfléchir, agir et communiquer sur cette thématique de la promotion du métier auprès du grand public durant le printemps 2026.
À lire aussi !