En 2025, l’étau financier semble s’être desserré globalement avec une proportion moindre des ESMS en déficit. Pour autant :
- plus de 2 ESMS sur 5 ont clôturé l’année 2025 déficitaires,
- le déficit moyen s’aggrave fortement (+ 26,7 % en un an) pour atteindre - 166 134 € par structure,
- plus d’un établissement déficitaire sur deux (53,3 %) a dû mobiliser ses réserves pour limiter ou compenser un déficit.
- la perception d’aides financières massives à hauteur de 237 000 € en moyenne ;
- la pénurie de personnels pour 2/3 des ESMS, réduisant mécaniquement leurs charges de personnel ;
- le report d’investissements pour l’entretien ou la rénovation…
Des tensions durables
Les perspectives 2026 restent d’autant plus fragiles — 36 % des ESMS anticipent des difficultés de trésorerie — que de nouvelles charges structurelles grèvent encore les budgets depuis 2025 :
- le versement mobilité régional et rural (VMRR) : + 7 569 € par ESMS concerné ;
- la hausse des cotisations CNRACL (secteur public) : + 23 462 € :
- et, en 2026, l’établissement de la taxe d’apprentissage (ESMS associatifs) : + 14 042 € estimés.
Pour une politique ambitieuse
Pour la FNADEPA, derrière une apparente sortie de crise, le secteur reste profondément fragilisé. Alors qu'ont débuté les travaux préparatoires de la Conférence nationale de l’Autonomie et que les ESMS affrontent une canicule particulièrement éprouvante, elle appelle à une politique ambitieuse du financement du Grand âge, avec des moyens renforcés. Elle exprime aussi son incompréhension face au report de la généralisation de la fusion soins-dépendance, pourtant jugée majoritairement positive par les Ehpad concernés. Elle appelle à accélérer la réforme des services autonomie à domicile (SAD), encore incomplète avec seulement la moitié des rapprochements opérationnels.





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