Face à un été exceptionnel, le secteur du grand âge a démontré sa capacité de
mobilisation et sa réactivité. Cependant, pour le Synerpa, l’été 2026 doit plus largement
marquer un tournant : transition démographique et adaptation au changement
climatique doivent désormais se préparer de manière conjointe.
mobilisation et sa réactivité. Cependant, pour le Synerpa, l’été 2026 doit plus largement
marquer un tournant : transition démographique et adaptation au changement
climatique doivent désormais se préparer de manière conjointe.
Les professionnels du grand âge, pivots de la protection des personnes âgées face aux événements climatiques extrêmes
L’été 2026 a une nouvelle fois démontré la vulnérabilité des personnes âgées face aux fortes chaleurs. Lors de la première vague de canicule, du 17 juin au 2 juillet, 5 764 décès toutes causes en excès ont été enregistrés, dont deux tiers parmi les plus de 75 ans, selon Santé Publique France.
Ces chiffres rappellent que, en cas d’épisodes climatiques extrêmes, le lieu de vie mais aussi le fait d’être accompagné ou non sont déterminants. À domicile, le passage régulier d’un professionnel permet de vérifier l’hydratation, de repérer un logement devenu trop chaud, une dégradation de l’état de santé et, si nécessaire, de donner l’alerte.
Les retours des adhérents du Synerpa illustrent cette réalité : 83 % des services à domicile interrogés ont constaté des conséquences sanitaires de la chaleur chez leurs bénéficiaires, dont 50 % une hausse des hospitalisations et 33 % une augmentation des malaises ou autres problèmes de santé liés à la chaleur.
En établissement, les dispositifs mis en place depuis la canicule de 2003 et l’expérience acquise par les équipes ont joué leur rôle. De nombreux EHPAD se sont aussi mobilisés au delà de leurs propres résidents : au cours de l’été, plus de 900 établissements adhérents du Synerpa ont ouvert leurs espaces rafraîchis aux personnes âgées fragiles vivant à domicile.
Cette mobilisation illustre le modèle défendu par le Synerpa : un EHPAD ouvert sur son territoire, capable de mettre ses ressources au service des personnes âgées vivant à proximité et de créer des passerelles avec le domicile.
Ces chiffres rappellent que, en cas d’épisodes climatiques extrêmes, le lieu de vie mais aussi le fait d’être accompagné ou non sont déterminants. À domicile, le passage régulier d’un professionnel permet de vérifier l’hydratation, de repérer un logement devenu trop chaud, une dégradation de l’état de santé et, si nécessaire, de donner l’alerte.
Les retours des adhérents du Synerpa illustrent cette réalité : 83 % des services à domicile interrogés ont constaté des conséquences sanitaires de la chaleur chez leurs bénéficiaires, dont 50 % une hausse des hospitalisations et 33 % une augmentation des malaises ou autres problèmes de santé liés à la chaleur.
En établissement, les dispositifs mis en place depuis la canicule de 2003 et l’expérience acquise par les équipes ont joué leur rôle. De nombreux EHPAD se sont aussi mobilisés au delà de leurs propres résidents : au cours de l’été, plus de 900 établissements adhérents du Synerpa ont ouvert leurs espaces rafraîchis aux personnes âgées fragiles vivant à domicile.
Cette mobilisation illustre le modèle défendu par le Synerpa : un EHPAD ouvert sur son territoire, capable de mettre ses ressources au service des personnes âgées vivant à proximité et de créer des passerelles avec le domicile.
Des professionnels et des structures exceptionnellement mobilisés
Protéger les personnes âgées pendant ces épisodes a nécessité une mobilisation humaine
considérable. 83 % des adhérents interrogés déclarent avoir dû mobiliser exceptionnellement leurs équipes. Parmi ceux ayant détaillé cette mobilisation, 63 % ont eu recours à des heures supplémentaires, 54 % à des renforts de personnel ou CDD canicule et 66 % ont renforcé la mobilisation de leur encadrement.
Nos adhérents sont également 83 % à avoir engagé des dépenses exceptionnelles cet été. Seuls 14 % indiquent à ce stade qu’elles seront totalement ou partiellement prises en charge par les pouvoirs publics ; 45 % ont une demande de prise en charge en cours et 41 % ne savent pas encore si leurs dépenses seront couvertes.
Lors des incendies survenus en Gironde, dans les Landes et dans le Var, la solidarité entre acteurs s’est organisée. Les établissements adhérents se sont mobilisés pour accueillir des résidents évacués, mettre des places à disposition et participer aux transports, en lien avec les autorités sanitaires et locales.
considérable. 83 % des adhérents interrogés déclarent avoir dû mobiliser exceptionnellement leurs équipes. Parmi ceux ayant détaillé cette mobilisation, 63 % ont eu recours à des heures supplémentaires, 54 % à des renforts de personnel ou CDD canicule et 66 % ont renforcé la mobilisation de leur encadrement.
Nos adhérents sont également 83 % à avoir engagé des dépenses exceptionnelles cet été. Seuls 14 % indiquent à ce stade qu’elles seront totalement ou partiellement prises en charge par les pouvoirs publics ; 45 % ont une demande de prise en charge en cours et 41 % ne savent pas encore si leurs dépenses seront couvertes.
Lors des incendies survenus en Gironde, dans les Landes et dans le Var, la solidarité entre acteurs s’est organisée. Les établissements adhérents se sont mobilisés pour accueillir des résidents évacués, mettre des places à disposition et participer aux transports, en lien avec les autorités sanitaires et locales.
Transition démographique et transition climatique : anticiper ensemble
Le Synerpa salue les moyens mobilisés par l’État dans l’urgence. Mais l’adaptation du grand
âge au changement climatique ne peut reposer sur une succession de mesures exceptionnelles prises au moment des crises. Adapter la France au vieillissement suppose désormais d’investir dans les logements, les équipements et bâtiments médico-sociaux, les services à domicile et les moyens humains nécessaires à l’accompagnement.
Il faut également décloisonner les solutions. Cet été, 64 % des adhérents interrogés ont constaté une hausse des demandes d’admission ou de prise en charge. Une personne peut souhaiter continuer à vivre chez elle tout en ayant ponctuellement besoin des ressources d’un établissement. Le Synerpa défend ainsi un véritable parcours entre domicile, habitat intermédiaire et EHPAD.
Entre 2027 et 2032, la France comptera 685 000 personnes supplémentaires âgées de 75 à 84 ans et 339 000 supplémentaires de plus de 85 ans. Dans le même temps, la multiplication des épisodes climatiques extrêmes va imposer de nouveaux investissements.
Pour le Synerpa, transition démographique et transition climatique doivent désormais être pensées ensemble. La confédération propose une stratégie nationale de la longévité accompagnée d’une loi de programmation budgétaire pluriannuelle, intégrant pleinement les besoins d’adaptation climatique.
Pour Jean-Christophe Amarantinis, président du Synerpa : « Cet été a montré deux choses : l’extrême vulnérabilité des personnes âgées face aux épisodes climatiques et l’extraordinaire capacité de mobilisation des professionnels, à domicile comme en établissement. Mais nous ne pouvons pas nous contenter de répondre à chaque crise par des mesures d’urgence. Il nous faut dès à présent enclencher les actions qui permettront de protéger durablement les personnes âgées face au changement climatique. »
âge au changement climatique ne peut reposer sur une succession de mesures exceptionnelles prises au moment des crises. Adapter la France au vieillissement suppose désormais d’investir dans les logements, les équipements et bâtiments médico-sociaux, les services à domicile et les moyens humains nécessaires à l’accompagnement.
Il faut également décloisonner les solutions. Cet été, 64 % des adhérents interrogés ont constaté une hausse des demandes d’admission ou de prise en charge. Une personne peut souhaiter continuer à vivre chez elle tout en ayant ponctuellement besoin des ressources d’un établissement. Le Synerpa défend ainsi un véritable parcours entre domicile, habitat intermédiaire et EHPAD.
Entre 2027 et 2032, la France comptera 685 000 personnes supplémentaires âgées de 75 à 84 ans et 339 000 supplémentaires de plus de 85 ans. Dans le même temps, la multiplication des épisodes climatiques extrêmes va imposer de nouveaux investissements.
Pour le Synerpa, transition démographique et transition climatique doivent désormais être pensées ensemble. La confédération propose une stratégie nationale de la longévité accompagnée d’une loi de programmation budgétaire pluriannuelle, intégrant pleinement les besoins d’adaptation climatique.
Pour Jean-Christophe Amarantinis, président du Synerpa : « Cet été a montré deux choses : l’extrême vulnérabilité des personnes âgées face aux épisodes climatiques et l’extraordinaire capacité de mobilisation des professionnels, à domicile comme en établissement. Mais nous ne pouvons pas nous contenter de répondre à chaque crise par des mesures d’urgence. Il nous faut dès à présent enclencher les actions qui permettront de protéger durablement les personnes âgées face au changement climatique. »





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