Comment s’organise la démarche bien-être au sein des Terrasses de Beauséjour ?
Jean-Baptiste Amouroux : Notre engagement pour le bien-être des résidents est au cœur de notre identité. Créé par mes parents il y a près de 40 ans, notre établissement familial reste à taille humaine avec 55 résidents, ce qui permet un accompagnement personnalisé et proche de chacun. Chaque jour, les équipes soignantes, hôtelières et administratives sont pleinement mobilisées, et je reste moi-même très présent en tant que directeur. Nous proposons également une résidence-service de 25 appartements pour les personnes encore autonomes, offrant une transition progressive vers l’EHPAD si nécessaire. Cette organisation rassure les familles et assure un parcours de vie fluide, humain et respectueux des besoins de chacun.
Le cadre architectural joue-t-il un rôle dans le bien-être des résidents ?
Absolument. Notre EHPAD occupe les dépendances d’un château du XVIIᵉ siècle, acquis par mon arrière-grand-mère dans les années 50. Il s’inscrit donc dans une histoire familiale qui se poursuit encore aujourd’hui. Ce patrimoine confère une âme unique au lieu : les espaces ne sont pas aseptisés et offrent une atmosphère chaleureuse et authentique. La résidence-service attenante à l’EHPAD préserve cet esprit tout en restant adaptée aux besoins des personnes autonomes. L’ensemble est entouré d’un grand parc arboré, entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite, contribuant ainsi à leur bien-être et à une qualité de vie optimale au quotidien.
L’EHPAD compte une quarantaine d’ETP pour 55 places. Comment fonctionnez-vous avec vos équipes et maintenez-vous un effectif stable ?
Depuis sa création, notre EHPAD est spécialisé dans l’accueil de personnes présentant des troubles cognitifs importants. Cette spécificité nécessite des effectifs adaptés pour offrir un accompagnement de qualité. Si, comme beaucoup d’autres établissements, le recrutement reste un défi et que le turn-over existe, notre petite taille et notre indépendance nous permettent d’agir rapidement. Nous proposons des salaires supérieurs de 15 % au minimum conventionnel et mettons en place des actions pour le bien-être des équipes : ateliers collectifs et individuels, semaine « bien-être », massages, yoga pendant le temps de travail, brunchs et dîners d’équipe, ainsi qu’un kinésithérapeute/ostéopathe disponible pour le personnel. L’objectif est de créer un environnement stimulant et bienveillant, favorisant la fidélisation des collaborateurs et garantissant un accompagnement optimal des résidents.
Vous faites partie d’un Groupement d’employeurs pour l’insertion et la qualification (GEIQ). Comment cela fonctionne-t-il ?
Nous collaborons avec le GEIQ Santé Social Médico-social Nouvelle-Aquitaine depuis 2012 pour notamment constituer des viviers de personnels formés dans les métiers en tension, comme aides-soignants ou AES. Les candidats, souvent éloignés de l’emploi, sont mis à disposition de nos EHPAD pendant leur formation, rémunérés et accompagnés. Une fois diplômés, nous leur proposons un CDI. Ce dispositif permet à nos futurs collaborateurs de se familiariser avec notre établissement, tout en augmentant leur fidélisation. Depuis sa création, nous avons formé une quarantaine de salariés et en avons conservé plusieurs.
Comment gérez-vous les fonctions support, comme la restauration ou la blanchisserie ?
Tout est internalisé. Notre équipe de restauration comprend un chef, une seconde et un commis formé via le GEIQ. Nous attachons une grande importance à la qualité des repas et privilégions des produits frais, issus de circuits courts, pour proposer des plats savoureux et soigneusement présentés, afin que les résidents, les familles et les visiteurs vivent un véritable moment de plaisir. La blanchisserie traitant le linge des résidents est également gérée en interne, avec une lingère dédiée, tandis que le linge plat et les draps sont externalisés pour des raisons de volume. Même à petite échelle, nous veillons à un service soigné et chaleureux, essentiel pour le bien-être de tous.
Vous avez obtenu le Label Vivre depuis deux ans. Comment se déroule l’évaluation et quels retours avez-vous reçus ?
Le Label Vivre mesure la qualité perçue par les résidents, leurs familles et les équipes. Les familles et les salariés répondent à des questionnaires, tandis que les résidents participent à des interviews individuelles ou collectives. L’évaluation porte sur la bientraitance, le respect de la vie privée, la restauration, les animations, l’accueil et la bienveillance. Les résultats sont très positifs. Cette année, 70 % des familles, 80 % des salariés et 47 % des résidents ont participé, avec un taux de satisfaction de 100 % pour les familles, 92 % pour les résidents et 85 % pour les équipes. Ce dispositif externalisé libère la parole, valorise le travail quotidien des équipes et améliore en continu la qualité de vie au sein de l’établissement.
Quels projets pour faire évoluer l’EHPAD dans les mois ou années à venir ?
Nous envisageons l’installation d’une micro-crèche dans une dépendance inutilisée, pour une douzaine d’enfants. L’idée est de créer des projets intergénérationnels, renforçant le lien social et le bien-être de chacun. La crèche serait gérée par un opérateur spécialisé et resterait ouverte à tous, avec la possibilité de réserver des berceaux pour nos collaborateurs. Ce projet permettrait d’offrir une solution de garde pratique, tout en favorisant la qualité de vie au travail et le lien intergénérationnel. Un vrai enrichissement pour faire de l’EHPAD Les Terrasses de Beauséjour un lieu encore plus vivant, chaleureux et inclusif.
> Article paru dans Ehpadia #43, édition d'avril 2026, à lire ici
Jean-Baptiste Amouroux : Notre engagement pour le bien-être des résidents est au cœur de notre identité. Créé par mes parents il y a près de 40 ans, notre établissement familial reste à taille humaine avec 55 résidents, ce qui permet un accompagnement personnalisé et proche de chacun. Chaque jour, les équipes soignantes, hôtelières et administratives sont pleinement mobilisées, et je reste moi-même très présent en tant que directeur. Nous proposons également une résidence-service de 25 appartements pour les personnes encore autonomes, offrant une transition progressive vers l’EHPAD si nécessaire. Cette organisation rassure les familles et assure un parcours de vie fluide, humain et respectueux des besoins de chacun.
Le cadre architectural joue-t-il un rôle dans le bien-être des résidents ?
Absolument. Notre EHPAD occupe les dépendances d’un château du XVIIᵉ siècle, acquis par mon arrière-grand-mère dans les années 50. Il s’inscrit donc dans une histoire familiale qui se poursuit encore aujourd’hui. Ce patrimoine confère une âme unique au lieu : les espaces ne sont pas aseptisés et offrent une atmosphère chaleureuse et authentique. La résidence-service attenante à l’EHPAD préserve cet esprit tout en restant adaptée aux besoins des personnes autonomes. L’ensemble est entouré d’un grand parc arboré, entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite, contribuant ainsi à leur bien-être et à une qualité de vie optimale au quotidien.
L’EHPAD compte une quarantaine d’ETP pour 55 places. Comment fonctionnez-vous avec vos équipes et maintenez-vous un effectif stable ?
Depuis sa création, notre EHPAD est spécialisé dans l’accueil de personnes présentant des troubles cognitifs importants. Cette spécificité nécessite des effectifs adaptés pour offrir un accompagnement de qualité. Si, comme beaucoup d’autres établissements, le recrutement reste un défi et que le turn-over existe, notre petite taille et notre indépendance nous permettent d’agir rapidement. Nous proposons des salaires supérieurs de 15 % au minimum conventionnel et mettons en place des actions pour le bien-être des équipes : ateliers collectifs et individuels, semaine « bien-être », massages, yoga pendant le temps de travail, brunchs et dîners d’équipe, ainsi qu’un kinésithérapeute/ostéopathe disponible pour le personnel. L’objectif est de créer un environnement stimulant et bienveillant, favorisant la fidélisation des collaborateurs et garantissant un accompagnement optimal des résidents.
Vous faites partie d’un Groupement d’employeurs pour l’insertion et la qualification (GEIQ). Comment cela fonctionne-t-il ?
Nous collaborons avec le GEIQ Santé Social Médico-social Nouvelle-Aquitaine depuis 2012 pour notamment constituer des viviers de personnels formés dans les métiers en tension, comme aides-soignants ou AES. Les candidats, souvent éloignés de l’emploi, sont mis à disposition de nos EHPAD pendant leur formation, rémunérés et accompagnés. Une fois diplômés, nous leur proposons un CDI. Ce dispositif permet à nos futurs collaborateurs de se familiariser avec notre établissement, tout en augmentant leur fidélisation. Depuis sa création, nous avons formé une quarantaine de salariés et en avons conservé plusieurs.
Comment gérez-vous les fonctions support, comme la restauration ou la blanchisserie ?
Tout est internalisé. Notre équipe de restauration comprend un chef, une seconde et un commis formé via le GEIQ. Nous attachons une grande importance à la qualité des repas et privilégions des produits frais, issus de circuits courts, pour proposer des plats savoureux et soigneusement présentés, afin que les résidents, les familles et les visiteurs vivent un véritable moment de plaisir. La blanchisserie traitant le linge des résidents est également gérée en interne, avec une lingère dédiée, tandis que le linge plat et les draps sont externalisés pour des raisons de volume. Même à petite échelle, nous veillons à un service soigné et chaleureux, essentiel pour le bien-être de tous.
Vous avez obtenu le Label Vivre depuis deux ans. Comment se déroule l’évaluation et quels retours avez-vous reçus ?
Le Label Vivre mesure la qualité perçue par les résidents, leurs familles et les équipes. Les familles et les salariés répondent à des questionnaires, tandis que les résidents participent à des interviews individuelles ou collectives. L’évaluation porte sur la bientraitance, le respect de la vie privée, la restauration, les animations, l’accueil et la bienveillance. Les résultats sont très positifs. Cette année, 70 % des familles, 80 % des salariés et 47 % des résidents ont participé, avec un taux de satisfaction de 100 % pour les familles, 92 % pour les résidents et 85 % pour les équipes. Ce dispositif externalisé libère la parole, valorise le travail quotidien des équipes et améliore en continu la qualité de vie au sein de l’établissement.
Quels projets pour faire évoluer l’EHPAD dans les mois ou années à venir ?
Nous envisageons l’installation d’une micro-crèche dans une dépendance inutilisée, pour une douzaine d’enfants. L’idée est de créer des projets intergénérationnels, renforçant le lien social et le bien-être de chacun. La crèche serait gérée par un opérateur spécialisé et resterait ouverte à tous, avec la possibilité de réserver des berceaux pour nos collaborateurs. Ce projet permettrait d’offrir une solution de garde pratique, tout en favorisant la qualité de vie au travail et le lien intergénérationnel. Un vrai enrichissement pour faire de l’EHPAD Les Terrasses de Beauséjour un lieu encore plus vivant, chaleureux et inclusif.
> Article paru dans Ehpadia #43, édition d'avril 2026, à lire ici
Rêv’Encore, réaliser les rêves des résidents
L’EHPAD Les Terrasses de Beauséjour participe à l’association Rêv’Encore, qui permet aux résidents de vivre des expériences uniques, comme un séjour à Paris ou un survol du bassin d’Arcachon. L’association valorise aussi les équipes à travers des défis solidaires, tels que l’ascension du Kilimandjaro. Une manière de prouver que l’« on peut réaliser ses rêves, quel que soit son âge », confie Jean-Baptiste Amouroux.
> Plus d’informations sur le site de l’association : https://www.revencore.fr/
L’EHPAD Les Terrasses de Beauséjour participe à l’association Rêv’Encore, qui permet aux résidents de vivre des expériences uniques, comme un séjour à Paris ou un survol du bassin d’Arcachon. L’association valorise aussi les équipes à travers des défis solidaires, tels que l’ascension du Kilimandjaro. Une manière de prouver que l’« on peut réaliser ses rêves, quel que soit son âge », confie Jean-Baptiste Amouroux.
> Plus d’informations sur le site de l’association : https://www.revencore.fr/






À Champdeniers, un EHPAD où il fait bon travailler... et vivre