Quelles sont les principales indications de PARO ?
Dr François Bertin-Hugault : Conçu sous la forme d’un phoque pour limiter les projections liées aux animaux domestiques, PARO s’adresse d’abord aux personnes présentant des troubles cognitifs souvent associés à des troubles du comportement comme l’anxiété, la dépression, l’apathie, la déambulation ou le refus de soins. Il peut être utilisé en individuel ou en groupe, toujours sous supervision soignante.
Ses bénéfices sont cliniquement validés. Pourriez-vous nous en parler ?
Les études et méta-analyses montrent une diminution de l’usage de psychotropes et d’analgésiques. Sur le plan physiologique, PARO est associé à une hausse de l’ocytocine, l’hormone du bien-être, et une baisse du cortisol, traduisant une réduction du stress voire de la douleur. Une étude de la Mutualité Française menée dans 11 EHPAD confirme des effets apaisants et une amélioration de la communication : PARO stimule les échanges et favorise le lien social, ce qui explique son usage large et continu dans les établissements équipés.
Quelles perspectives pour ce dispositif ?
Elles sont multiples. PARO est évalué dans la gestion de la douleur, en alternative au MEOPA en pédiatrie, et en oncologie avec des résultats prometteurs. Des recherches explorent aussi son usage auprès d’enfants polyhandicapés, ou de personnes souffrant de troubles du spectre autistique, pour les aider dans leurs apprentissages et les apaiser en cas de crise. La littérature nous montre également des pistes à creuser autour de son effet sur l’hypertension, ou en post-AVC pour rééduquer l’héminégligence. PARO s’affirme ainsi comme une approche non médicamenteuse crédible et en plein essor, appelé à devenir un dispositif médical incontournable.
> Plus d'informations sur le site du phoque PARO.
> Article paru dans Ehpadia #43, édition d'avril 2026, à lire ici
Dr François Bertin-Hugault : Conçu sous la forme d’un phoque pour limiter les projections liées aux animaux domestiques, PARO s’adresse d’abord aux personnes présentant des troubles cognitifs souvent associés à des troubles du comportement comme l’anxiété, la dépression, l’apathie, la déambulation ou le refus de soins. Il peut être utilisé en individuel ou en groupe, toujours sous supervision soignante.
Ses bénéfices sont cliniquement validés. Pourriez-vous nous en parler ?
Les études et méta-analyses montrent une diminution de l’usage de psychotropes et d’analgésiques. Sur le plan physiologique, PARO est associé à une hausse de l’ocytocine, l’hormone du bien-être, et une baisse du cortisol, traduisant une réduction du stress voire de la douleur. Une étude de la Mutualité Française menée dans 11 EHPAD confirme des effets apaisants et une amélioration de la communication : PARO stimule les échanges et favorise le lien social, ce qui explique son usage large et continu dans les établissements équipés.
Quelles perspectives pour ce dispositif ?
Elles sont multiples. PARO est évalué dans la gestion de la douleur, en alternative au MEOPA en pédiatrie, et en oncologie avec des résultats prometteurs. Des recherches explorent aussi son usage auprès d’enfants polyhandicapés, ou de personnes souffrant de troubles du spectre autistique, pour les aider dans leurs apprentissages et les apaiser en cas de crise. La littérature nous montre également des pistes à creuser autour de son effet sur l’hypertension, ou en post-AVC pour rééduquer l’héminégligence. PARO s’affirme ainsi comme une approche non médicamenteuse crédible et en plein essor, appelé à devenir un dispositif médical incontournable.
> Plus d'informations sur le site du phoque PARO.
> Article paru dans Ehpadia #43, édition d'avril 2026, à lire ici
L’éclairage de Marie Kerleau, Neuroscientifique et Ambassadrice PARO
Quand avez-vous commencé à utiliser PARO en EHPAD et quels bénéfices avez-vous constatés ?
Marie Kerleau : J’utilise PARO depuis plus de six ans, dans la continuité de mon travail sur les médiateurs relationnels auprès de personnes présentant des troubles cognitifs, moteurs ou sensoriels. Introduit d’abord en alternative à la médiation animale, il s’est révélé sûr – pas de risques de morsures ou de rejets liés à l’animal réel – et pertinent. PARO favorise la réminiscence, stimule les émotions et la verbalisation, tout en apaisant l’anxiété. Chez des résidents agités ou apathiques, il soutient l’attention, la concentration, le langage et les mémoires. En ateliers collectifs, il facilite les échanges et l’expression émotionnelle. Il est largement accepté et perçu comme rassurant.
Quelle est sa place aujourd’hui dans votre pratique ?
PARO s’intègre à l’ensemble du parcours de soin : en individuel lors de soins douloureux, en accompagnement de fin de vie, dans la prise en charge non médicamenteuse de la douleur, face à l’agitation ou au repli sur soi, et lors d’ateliers cognitifs. Il soutient aussi les équipes et complète d’autres approches comme le Snoezelen, la musicothérapie ou l’art-thérapie.
En quoi consiste votre rôle d’Ambassadrice PARO ?
J’accompagne les équipes dans la découverte et l’intégration de PARO : formation, structuration des usages, outils d’observation et d’objectivation, partage d’expérience et de bonnes pratiques. Je travaille en lien étroit avec les référents PARO des établissements pour analyser les situations cliniques et ajuster les accompagnements, assure le suivi du dispositif et relaie les avancées de la recherche sur l’usage de PARO en santé.
Quand avez-vous commencé à utiliser PARO en EHPAD et quels bénéfices avez-vous constatés ?
Marie Kerleau : J’utilise PARO depuis plus de six ans, dans la continuité de mon travail sur les médiateurs relationnels auprès de personnes présentant des troubles cognitifs, moteurs ou sensoriels. Introduit d’abord en alternative à la médiation animale, il s’est révélé sûr – pas de risques de morsures ou de rejets liés à l’animal réel – et pertinent. PARO favorise la réminiscence, stimule les émotions et la verbalisation, tout en apaisant l’anxiété. Chez des résidents agités ou apathiques, il soutient l’attention, la concentration, le langage et les mémoires. En ateliers collectifs, il facilite les échanges et l’expression émotionnelle. Il est largement accepté et perçu comme rassurant.
Quelle est sa place aujourd’hui dans votre pratique ?
PARO s’intègre à l’ensemble du parcours de soin : en individuel lors de soins douloureux, en accompagnement de fin de vie, dans la prise en charge non médicamenteuse de la douleur, face à l’agitation ou au repli sur soi, et lors d’ateliers cognitifs. Il soutient aussi les équipes et complète d’autres approches comme le Snoezelen, la musicothérapie ou l’art-thérapie.
En quoi consiste votre rôle d’Ambassadrice PARO ?
J’accompagne les équipes dans la découverte et l’intégration de PARO : formation, structuration des usages, outils d’observation et d’objectivation, partage d’expérience et de bonnes pratiques. Je travaille en lien étroit avec les référents PARO des établissements pour analyser les situations cliniques et ajuster les accompagnements, assure le suivi du dispositif et relaie les avancées de la recherche sur l’usage de PARO en santé.






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