En France, les troubles du comportement alimentaire représentent la 2e cause de mortalité prématurée chez les 15-24 ans, après les accidents de la route (Assurance Maladie). Pour les experts réunis à Lyon, ces chiffres imposent de repenser les approches de prévention, en intégrant pleinement l’alimentation. Face à la progression rapide des troubles anxieux et alimentaires, ils appellent à intégrer en urgence la nutrition dans les politiques de santé publique. Un enjeu d’autant plus critique que ces troubles s’installent souvent durablement et nécessitent des prises en charge longues et complexes.
« L’alimentation est à la fois biologique, sociale et culturelle. Elle reflète notre rapport à nous-mêmes et aux autres. » — Jean-Pierre Poulain, socio-anthropologue, professeur émérite – Université de Toulouse, Chaire “Food Cultures and Health” Taylor’s University
« L’alimentation est à la fois biologique, sociale et culturelle. Elle reflète notre rapport à nous-mêmes et aux autres. » — Jean-Pierre Poulain, socio-anthropologue, professeur émérite – Université de Toulouse, Chaire “Food Cultures and Health” Taylor’s University
Microbiote : une avancée scientifique majeure pour comprendre les troubles psychiques
Par ailleurs, les recherches récentes en France et à l’international, confirment le rôle clé du microbiote intestinal dans la régulation de l’humeur, du comportement et des fonctions cognitives. L’axe intestin-cerveau ouvre aujourd’hui de nouvelles perspectives thérapeutiques et préventives.
« Nous pouvons agir sur certains troubles psychiques via l’alimentation. » — Sylvaine Artero, chercheur épidémiologiste INSERM Montpellier. Ces avancées permettent d’envisager de nouvelles stratégies de prévention, des approches complémentaires aux traitements et une meilleure compréhension des troubles mentaux.
« Nous pouvons agir sur certains troubles psychiques via l’alimentation. » — Sylvaine Artero, chercheur épidémiologiste INSERM Montpellier. Ces avancées permettent d’envisager de nouvelles stratégies de prévention, des approches complémentaires aux traitements et une meilleure compréhension des troubles mentaux.
Alimentation et santé mentale : une relation à double sens
Plus largement, les experts soulignent une réalité essentielle : la relation entre alimentation et santé mentale est bidirectionnelle. L’alimentation influence la santé mentale. L’état psychologique, en retour, influence les comportements alimentaires
Ce cercle d’influence peut être à la fois protecteur ou aggravant, selon les situations et les profils des patients. C’est pourquoi cette interaction impose une approche globale et pluridisciplinaire et au cas par cas dans les parcours de soin.
« Les troubles alimentaires sont à la fois un symptôme et un facteur aggravant des troubles psychiques. » — Diane Morfin, pédopsychiatre. Centre de référence pour l’anorexie et les troubles du comportement alimentaire de Lyon, Bron
Ce cercle d’influence peut être à la fois protecteur ou aggravant, selon les situations et les profils des patients. C’est pourquoi cette interaction impose une approche globale et pluridisciplinaire et au cas par cas dans les parcours de soin.
« Les troubles alimentaires sont à la fois un symptôme et un facteur aggravant des troubles psychiques. » — Diane Morfin, pédopsychiatre. Centre de référence pour l’anorexie et les troubles du comportement alimentaire de Lyon, Bron
EHPAD, ateliers cuisine : des solutions concrètes qui améliorent déjà la santé mentale
Concrètement, au-delà des constats, les Rencontres ont mis en lumière des initiatives opérationnelles : ateliers culinaires en EHPAD, démarches participatives, ou accompagnement individualisé. Ces dispositifs permettent de restaurer l’autonomie alimentaire, recréer du lien social et améliorer le bien-être global.
Certaines de ces initiatives montrent déjà des effets concrets sur le bien-être, l’autonomie et la qualité de vie des patients. « Le fait de cuisiner et de partager les repas redonne confiance et autonomie aux personnes », insiste l'Institut.
Certaines de ces initiatives montrent déjà des effets concrets sur le bien-être, l’autonomie et la qualité de vie des patients. « Le fait de cuisiner et de partager les repas redonne confiance et autonomie aux personnes », insiste l'Institut.
Soignants : un enjeu encore peu adressé
Dans un contexte de forte tension du système de santé, les professionnels eux-mêmes sont particulièrement exposés aux risques d'épuisement professionnel, de déséquilibres alimentaires et au manque de prévention. A ce titre, cette question devient également un enjeu organisationnel et de qualité des soins.
« Prendre soin de l’alimentation des soignants, c’est aussi prendre soin du système de santé. » — Philippe Denormandie, chirurgien et délégué général – Fondation MNH Paris. « Un soignant qui va bien est un soignant qui soigne bien » - Sandrine Baumann-Hautin, Cheffe pâtissière experte de l’accompagnement alimentaire des professionnels de santé. Ces travaux dessinent les contours d’une meilleure intégration de la nutrition dans les parcours de soin, encore peu structurée aujourd’hui.
« Les liens entre alimentation et santé mentale restent encore largement sous-estimés, alors qu’ils constituent un levier majeur de prévention. L’enjeu aujourd’hui est d’intégrer pleinement la nutrition dans les parcours de soin. » — Amandine Spiandore, Responsable de l’Institut Nutrition.
Le Replay de la 6e édition des Rencontres de l’Institut Nutrition est disponible sur : https://www.youtube.com/live/v6a8oxF-MNI
« Prendre soin de l’alimentation des soignants, c’est aussi prendre soin du système de santé. » — Philippe Denormandie, chirurgien et délégué général – Fondation MNH Paris. « Un soignant qui va bien est un soignant qui soigne bien » - Sandrine Baumann-Hautin, Cheffe pâtissière experte de l’accompagnement alimentaire des professionnels de santé. Ces travaux dessinent les contours d’une meilleure intégration de la nutrition dans les parcours de soin, encore peu structurée aujourd’hui.
« Les liens entre alimentation et santé mentale restent encore largement sous-estimés, alors qu’ils constituent un levier majeur de prévention. L’enjeu aujourd’hui est d’intégrer pleinement la nutrition dans les parcours de soin. » — Amandine Spiandore, Responsable de l’Institut Nutrition.
Le Replay de la 6e édition des Rencontres de l’Institut Nutrition est disponible sur : https://www.youtube.com/live/v6a8oxF-MNI





Paul Christophe élu à la présidence de la CNSA