Comment votre groupement fait-il évoluer son modèle face aux nouveaux enjeux du vieillissement ?
Emmanuel Sys : Notre adaptation repose sur un patrimoine largement modernisé, avec 11 établissements reconstruits ou réhabilités en moins de 15 ans. Nous poursuivons cette dynamique tout en développant des structures plus ouvertes sur leur territoire, à travers des tiers-lieux et des espaces intergénérationnels. Nous renforçons également notre expertise dans l’accompagnement des personnes atteintes de maladies neurodégénératives ou de troubles psychiatriques, dans le cadre d’une démarche Humanitude déployée à l’échelle du groupement.
Quelles sont aujourd’hui vos priorités en matière d’attractivité et de fidélisation des équipes ?
Grâce à l’organisation en groupement, nous investissons fortement dans les parcours qualifiants, en accompagnant chaque année des agents de service vers le métier d’aide-soignant, et des aides- soignants vers celui d’infirmier. Pour renforcer l’attractivité de nos établissements, nous consolidons également la démarche Humanitude, améliorons l’intégration des nouveaux arrivants et souhaitons augmenter le nombre de professionnels formés aux soins gérontologiques.
Dans un contexte économique sous tension, quels leviers mobilisez-vous pour assurer la pérennité de vos établissements ?
Comme de nombreux établissements publics, nous avons été confrontés à une dégradation de nos équilibres financiers, sous les effets de l’inflation et d’une progression des recettes inférieure à celle des dépenses. Nous avons donc engagé des plans de redressement et d’amélioration de la trajectoire budgétaire, fondés sur une meilleure maîtrise des achats, des consommations et de l’organisation des services. Ces efforts ont été menés sans remettre en cause la qualité de l’accompagnement, qui demeure notre ligne rouge. Les premiers résultats sont encourageants, même si les enjeux de trésorerie et de financement des investissements restent des points de vigilance majeurs.
Quelle vision portez-vous pour l’EHPAD de demain ?
L’EHPAD de demain ne pourra pas être pensé isolément. Face au vieillissement de la population, il est indispensable d’ouvrir un véritable débat sur la politique du grand âge. Je suis convaincu que l’avenir repose sur une approche territoriale plus intégrée, où domicile, EHPAD et services d’accompagnement travaillent ensemble au service des besoins des personnes. L’enjeu est de dépasser les logiques de structures pour construire des parcours lisibles et coordonnés. Cette ambition suppose aussi de redonner aux établissements les moyens humains nécessaires à un accompagnement réellement individualisé. Car la question n’est pas seulement de savoir comment accompagner davantage de personnes âgées, mais bien comment leur permettre de vieillir dignement dans une société qui fait de ce sujet une priorité collective.
Emmanuel Sys : Notre adaptation repose sur un patrimoine largement modernisé, avec 11 établissements reconstruits ou réhabilités en moins de 15 ans. Nous poursuivons cette dynamique tout en développant des structures plus ouvertes sur leur territoire, à travers des tiers-lieux et des espaces intergénérationnels. Nous renforçons également notre expertise dans l’accompagnement des personnes atteintes de maladies neurodégénératives ou de troubles psychiatriques, dans le cadre d’une démarche Humanitude déployée à l’échelle du groupement.
Quelles sont aujourd’hui vos priorités en matière d’attractivité et de fidélisation des équipes ?
Grâce à l’organisation en groupement, nous investissons fortement dans les parcours qualifiants, en accompagnant chaque année des agents de service vers le métier d’aide-soignant, et des aides- soignants vers celui d’infirmier. Pour renforcer l’attractivité de nos établissements, nous consolidons également la démarche Humanitude, améliorons l’intégration des nouveaux arrivants et souhaitons augmenter le nombre de professionnels formés aux soins gérontologiques.
Dans un contexte économique sous tension, quels leviers mobilisez-vous pour assurer la pérennité de vos établissements ?
Comme de nombreux établissements publics, nous avons été confrontés à une dégradation de nos équilibres financiers, sous les effets de l’inflation et d’une progression des recettes inférieure à celle des dépenses. Nous avons donc engagé des plans de redressement et d’amélioration de la trajectoire budgétaire, fondés sur une meilleure maîtrise des achats, des consommations et de l’organisation des services. Ces efforts ont été menés sans remettre en cause la qualité de l’accompagnement, qui demeure notre ligne rouge. Les premiers résultats sont encourageants, même si les enjeux de trésorerie et de financement des investissements restent des points de vigilance majeurs.
Quelle vision portez-vous pour l’EHPAD de demain ?
L’EHPAD de demain ne pourra pas être pensé isolément. Face au vieillissement de la population, il est indispensable d’ouvrir un véritable débat sur la politique du grand âge. Je suis convaincu que l’avenir repose sur une approche territoriale plus intégrée, où domicile, EHPAD et services d’accompagnement travaillent ensemble au service des besoins des personnes. L’enjeu est de dépasser les logiques de structures pour construire des parcours lisibles et coordonnés. Cette ambition suppose aussi de redonner aux établissements les moyens humains nécessaires à un accompagnement réellement individualisé. Car la question n’est pas seulement de savoir comment accompagner davantage de personnes âgées, mais bien comment leur permettre de vieillir dignement dans une société qui fait de ce sujet une priorité collective.





Une formation pour accompagner l’innovation en EHPAD