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Le point de vue de Julia, élève D3S


Rédigé le Mercredi 6 Juin 2018 à 16:26

Après un Master 1 en école de commerce et un autre en droit privé et sciences criminelles, Julia Simart a intégré l'EHESP en janvier 2017, via le concours externe. Forte de ses expériences de terrain, elle se dirige actuellement vers un poste de directrice d'EHPAD. A mi-chemin de son cursus, elle nous présente son parcours, ses aspirations et sa vision d'un métier en pleine mutation.


Julia Simart, élève D3S
Julia Simart, élève D3S
Comment en êtes-vous arrivée à intégrer la formation D3S de l'EHESP ?
Julia Simart :
Mon choix de l'EHESP est né de ma volonté d'exercer un métier de direction, tout en intégrant la notion d'intérêt général inhérente à la fonction publique. Étant issue d'une famille de soignants, et le milieu médical me parlant, j'ai donc passé les concours de directeur d'hôpital et de D3S, avant d'être finalement retenue au second. Par chance, des stages effectués durant l'été 2016 en CHU et en maison de retraite, m'ont confortée dans cette voie. En effet, je me suis alors rendue compte que ma personnalité correspondait mieux au fonctionnement du médico-social. La polyvalence du poste, le lien direct avec le personnel, mais également la prise en charge d'une population vulnérable et la construction d'un projet sur le long terme, sont autant d'éléments qui ont fini de me convaincre de mon profil de D3S.
 
En quoi votre formation vous aide-t-elle à vous préparer à vos futures fonctions ?
J.S :
À mon sens, la richesse de la formation tient en partie à l'expertise des intervenants, eux-mêmes directeurs d'établissements en poste, et au nombre et la variété des stages proposés. Les missions qui nous sont octroyées durant ces derniers nous amènent notamment à nous poser des questions qui ne nous seraient certainement pas venues à l'esprit en d'autres circonstances, tout en nous permettant de confronter immédiatement la théorie à la pratique. Ainsi, le stage de découverte, durant lequel nous devons réaliser une monographie d'un usager, nous incite à adopter un regard critique sur les prises en charges et parfois le manque d'adaptation de ces dernières aux publics qu'elles visent. Nos autres périodes sur le terrain nous permettent, quant à elles, d'appréhender concrètement le métier vers lequel nous nous dirigeons. Pour ma part, j'effectue mon stage de professionnalisation au sein de la direction d'un groupe de quatre établissements (un IME, un ESAT et deux EHPAD) et ma première commande m'a permis de m'attarder sur la qualité de vie au travail. Concernant les EHPAD, dont je m'occupe plus particulièrement, je me trouve d'une part confrontée à un établissement où le dialogue social est à reconstruire, et d'autre part, à un projet de restructuration. En tant qu'étudiante, je n'aurais pas pu mieux tomber pour saisir les différentes réalités qui m'attendent.
 
Justement, les évolutions en cours dans le monde médico-social ne vous font-elles pas peur ?
J.S :
Non, au contraire. Si ces évolutions doivent être particulièrement difficiles à vivre pour les directeurs qui ont connu des jours meilleurs avec des dotations plus importantes, la nouvelle génération a au moins la chance d'y être préparée. L'enjeu pour nous, futurs directeurs, sera de savoir faire le levier entre des préconisations nationales, des budgets resserrés, qui auront nécessairement un impact sur l'humain, et la réussite de nos projets d'établissement. Il nous faudra donc faire preuve d'inventivité, ce que je vois comme un véritable challenge !

Cette interview à été publié dans le numéro 11 du magazine Ehpadia à consulter en intégralité ici
 



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