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Trophée du meilleur groupe : SEGA


Rédigé le Jeudi 4 Mars 2021 à 14:39

Le Service public Essonnien du Grand Âge (SEGA) est un EHPAD départemental, créé en 2012 à l’initiative du Conseil Départemental de l’Essonne. Il gère désormais huit sites, autant d’établissements modernes et accueillants, aux tarifs défiant toute concurrence. Les dessous d’un pari qui semble avoir porté ses fruits avec Jamil Adjali, son directeur.


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Jamil Adjali, directeur du groupe SEGA. ©DR
Jamil Adjali, directeur du groupe SEGA. ©DR
Pouvez-vous commencer par nous présenter le SEGA ?
Jamil Adjali
: Le SEGA n’est pas un groupe à proprement parler. Juridiquement, il s’agit d’un EHPAD public autonome multisite, de ressort départemental. L’idée a germé au début des années 2010, afin d’augmenter le nombre de places disponibles en Essonne et de proposer une offre aux prix contenus, habilitée à l’aide sociale. Le premier site, celui de Morangis, a ouvert ses portes en 2013. En 2014, celui de Courcouronnes a suivi, puis celui des Ulis en 2019, et aujourd’hui, le SEGA administre sept EHPAD et un EHPA.

Comment pourriez-vous définir votre offre ?
Notre philosophie est de proposer des places avec le reste à charge le moins élevé possible, sans pour autant rogner sur la qualité des prestations. Nos structures disposent donc de tout ce que l’on est censé attendre d’un EHPAD récent. Nos bâtiments et équipements, tous neufs ou rénovés, ont été pensés pour être le plus fonctionnel possible, car nous partons du principe que nos salariés doivent être au mieux pour offrir un accompagnement de qualité. Les chambres disposent toutes, par exemple, de rails de transfert. En termes de ratio, nous atteignons 0,70. Et pour ce qui est de l’accompagnement, nous misons beaucoup sur la relation avec les familles. Nos bâtiments possèdent d’ailleurs presque tous des chambres d’hôte.

L’équipe de direction du groupe SEGA. ©DR
L’équipe de direction du groupe SEGA. ©DR

Quel est votre secret pour proposer de telles prestations à 65 € par jour ?
Nous n’avons rien inventé. Toutes nos économies se font évidemment sur la partie hébergement, et, en premier lieu sur l’immobilier, grâce à des cahiers des charges précis, standardisés, et des coûts de construction rationalisés. Parmi les autres leviers, nous nous appuyons sur tous les financements possibles et imaginables, nous remettons sans cesse en jeu nos contrats de commande publique, et surtout, nous avons effectué un important travail de mutualisation, que ce soit pour les fonctions administratives, logistiques ou certaines fonctions hôtelières. Le linge, la restauration et le bionettoyage sont ainsi assurés par des prestataires privés, mais in situ, afin de garantir le niveau de qualité. Ce choix nous permet de rationaliser les méthodes et d’anticiper d’éventuelles hausses de frais et autres coûts cachés. À nos débuts, nous avons beaucoup entendu que notre projet ne fonctionnerait pas à de tels tarifs, ou se traduirait par une offre bas de gamme. Aujourd’hui, ce trophée représente une belle reconnaissance.

Quelles sont vos perspectives ?
Après de nombreuses créations en peu de temps, nous entrons actuellement dans une phase de stabilisation. Nous souhaitons également créer de nouveaux services destinés aux personnes handicapées vieillissantes. En parallèle, nous travaillons à la coordination des parcours avec le domicile. Nous souhaitons continuer à répondre aux besoins en développant des projets d’EHPAD hors les murs, tout en conservant cette idée d’accessibilité au plus grand nombre grâce à des prix contenus !


 


 

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​Le mot de MDRS

S’il ne se démarque pas spécialement par son approche hôtelière, le SEGA offre néanmoins un ensemble de prestations et un standing exceptionnels pour un prix si contenu. Et avec 4 nouveaux établissements ouverts en deux ans, il propose désormais plus de 700 places accessibles aux foyers modestes. Le tout, dans une région – l’Île-de-France – où le prix des hébergements est particulièrement élevé.

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