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Une devise, « à nous le soin ! »


Publié le Lundi 27 Septembre 2021 à 12:35

Reconnue d’utilité publique, la Fondation Partage et Vie (anciennement Fondation Caisses d’Épargne pour la solidarité) regroupe aujourd’hui 122 établissements et services œuvrant pour l’autonomie des personnes fragiles. Entre éthique et humanisme, nous la découvrons avec son directeur général, Dominique Monneron.


Dominique Monneron, directeur général de la Fondation Partage et Vie. ©DR
Dominique Monneron, directeur général de la Fondation Partage et Vie. ©DR
L’année 2020 a été particulière à bien des égards. Comment y avez-vous fait face ?
Dominique Monneron : La crise sanitaire a été pour nous une véritable épreuve du feu, que nous étions prêts à subir. Nous avions notamment revu notre gouvernance fin 2016, nous nous étions entraînés à la gestion de crise avant la pandémie. Lorsque la vague épidémique est arrivée, chacun a pu jouer sa part avec confiance, efficacité et résilience. Nous avions également initié une démarche éthique à partir de juillet 2019 avec le philosophe Roger-Pol Droit. Largement partagée avec les professionnels, elle a permis de réaffirmer nos valeurs humanistes quelles que soient les contraintes sanitaires.

Cet épisode a surtout corroboré les analyses que vous portiez sur votre secteur.
La crise a en effet confirmé le besoin de renfort des établissements médico-sociaux, sur le plan des effectifs comme des équipements. Elle a en outre souligné la nécessité d’une refonte organisationnelle, à l’instar de celle formalisée au sein de notre « Référentiel EHPAD ». Elle a par exemple prôné la création dans nos établissements de hameaux de vie d’une vingtaine de résidents, opérés par des équipes dédiées. Cette évolution constitue à mon sens la voie d’avenir, mais l’immobilier existant ne permet pas toujours de la mettre en œuvre. Faut-il le maintenir durant encore 10 ou 20 ans, le temps de l’amortir, ou le reconstruire quitte à accumuler de la dette ? Cette question doit être posée dès lors que l’on évoque l’EHPAD du futur…

Sur un autre registre, comment accompagnez-vous aujourd’hui le retour à la vie normale au sein de vos établissements ?
Bien que la situation soit désormais rassurante grâce, notamment, au succès de la campagne de vaccination, nous avons tous, je pense, du mal à baisser la garde. C’est pourquoi nous avons élaboré un protocole de 15 engagements pour un retour à une vie normale. Dans la même optique, nous avons organisé un « Printemps du Grand Âge » avec des activités culturelles, par exemple des animations musicales, et lancé l’initiative « 500 jobs étudiants », afin d’offrir des opportunités de travail à des jeunes qui en avaient bien besoin en cette période et de repositionner les EHPAD comme des lieux pourvoyeurs d’emplois.

Le mot de la fin ?
Maintenant que le plus difficile semble être derrière nous, nous comptons reprendre la mise en œuvre de notre projet stratégique 2020-2025, qui implique notamment la reprise de cinq nouveaux établissements ou services tous les ans pour devenir, à terme, l’institution de référence pour le grand âge. Il nous faut donc pouvoir, demain, accompagner les personnes âgées et leur prodiguer des soins partout où elles se trouvent, en développant de nouvelles modalités d’hébergement, en nous insérant mieux dans les réseaux médicaux de premier recours et en renforçant à la fois la permanence des soins et le cadre de vie offert à nos résidents. Notre devise ? « À nous le soin ! », inspirée d’un terme utilisé lors du changement de quart pour se transmettre la responsabilité d’un navire : nous sommes tous responsables de la réussite de notre projet stratégique, qui est justement un projet de soins et d’accompagnement des plus vulnérables.

Article publié dans le numéro de juillet d'Ehpadia à consulter ici




1.Posté par Véronique Guilloteau le 28/09/2021 11:05 | Alerter
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En tant que fille de résidente dans un ehpad géré par Partage et Vie, cet article me fait grincer des dents, pour ne pas dire plus. La fondation est sur tous les fronts, tables rondes, etc...
Dans la réalité, maman atteinte de demence est entrée en ehpad il y a un an, dans les conditions difficiles de confinement et de mesures anticovid que l'on sait, et que nous avons approuvées.
Un an après et alors que les mesures se sont assouplies, nous attendons toujours le projet d'accompagnement personnalisé. Depuis que nous pouvons aller à l'étage de l'UP, toutes sortes de dysfonctionnements nous sont apparus, matériels comme concernant l'accompagnement de maman.
Nous avons rencontré la directrice, qui pour la faire courte nous a dit qu'on ne comprenais rien. J'ai alerté le directeur territorial du Grand Est, qui m'a dit, après intervention téléphonique auprès de la directrice, que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, et ne m'a jamais répondu sur les questions essentielles. D'ailleurs il n'a même pas daigné répondre à mes derniers mails.
A présent maman se rapproche de sa fin de vie et nous nous posons beaucoup de questions sur la prise en charge de période difficile par l'ehpad. Entre autres, est-ce que nous pourrons veiller maman au-delà des 3h quotidiennes de visites autorisées?
Sur le plan général, nous n'avons aucune communication de la part de la directrice sur la vie de l'ehpad. Le mur établissement de la gazette famileo n'a été renseigné qu'une fois au printemps 2020!
Permettez-moi donc de ressentir beaucoup d'amertume lorsque je lis le titre de cet interview.
Je n'ose même pas espérer que mon mail parvienne jusqu'au directeur de la fondation.
Véronique Guilloteau

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