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« On doit pouvoir déjeuner avec nos proches »


Publié le Mardi 6 Juillet 2021 à 13:51

Alors que les pouvoirs publics levaient une série de mesures de restriction liées à l’épidémie, Citoyennage, le Collectif EHPAD Famille, le Collectif Vital et l’AD-PA se sont mobilisés, la semaine dernière, pour demander une révision de celles imposées aux résidents.


Philippe Wender, président de Citoyennage. ©Capture
Philippe Wender, président de Citoyennage. ©Capture
« Le confinement a été très dur pour nous. Nous ressentons d’autant plus le besoin de revivre “la vie d’avant” ». Tel est aujourd’hui le message de Philippe Wender, président de Citoyennage. Alors qu’une grande partie des mesures de restriction ont été levées pour le grand public au cours du mois de juin, Citoyennage, le Collectif EHPAD Famille, le Collectif Vital et l’AD-PA tenaient jeudi dernier une conférence de presse pour alerter les pouvoirs publics et les médias sur le maintien de protocoles stricts dans les établissements accueillant des personnes âgées. « Le déconfinement est total en France, mais pourquoi pas nous ? », s’est ainsi interrogé Philippe Wender.
 

Plus de liberté

Les représentants des personnes âgées, comme des familles, des directeurs et des soignants demandent ici une plus grande liberté pour les résidents, dont une suspension totale des restrictions de visites. « On doit pouvoir déjeuner avec nos proches », a indiqué Philippe Wender, racontant également la détresse de certains qui « ont eu la chance d’avoir des naissances dans leur famille et qui n’ont même pas pu voir les enfants, leurs arrière-petits-enfants ». « Quand on écoute les résidents, le message est clair : ils veulent de la sécurité, comme nous tous, mais à partir du moment où ils sont vaccinés, ils veulent de la liberté », a résumé Pascal Champvert, président de l’AD-PA.
 

Moins de différences entre les établissements

En cause, les mesures encore en vigueur mais aussi les disparités entre les différents établissements et leurs protocoles : des visites sur rendez-vous, pas les week-end, des contraintes de 14h à 17h30, la présence de plaques de plexiglas… « Il y a aujourd’hui une situation de discrimination inadmissible. Tous les établissements n’ont pas les mêmes règles, ce qui entraîne une disparité dans l’accès au soin », a alerté Sara Piazza, psychologue clinicienne en réanimation et soins palliatifs et fondatrice du Collectif Vital, qui « alerte sur les interdictions et restrictions de visites en milieu médical et médico-social ». « Certains continuent des pratiques qui n’ont pas de sens », a complété Bernadette Ojardias, vice-présidente du Collectif Ehpad familles 42 et autres départements. « En discutant avec les directeurs frileux, nous nous sommes rendus compte que derrière ces restrictions, il y avait souvent des positions de l’État, des messages d’ARS ou de tutelles départementales pour avertir sur la responsabilité des directeurs. Cela n’est pas normal », a souligné, quant à lui, Pascal Champvert.
 

La vaccination, un atout majeur

Aujourd’hui, alors que la majorité des résidents sont vaccinés, les acteurs du Grand âge estiment cette réouverture totale « possible ». « On doit garder le masque, préparer des protocoles d’urgences… mais pour tous les établissements sans virus, la liberté doit être la plus totale », a détaillé Pascal Champvert tout en alertant sur « le risque de privation de libertés » engendré par « l’hypersécurisation de ces établissements ».
 



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