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Pharmacie / Hygiène

DSVA : le CH Saint-Joseph de Bitche adopte le Nocotech


Publié le Lundi 30 Mai 2022 à 15:11

Situé à Bitche, en Moselle, l’hôpital Saint-Joseph est un établissement de soins de 90 lits, dont les activités s’articulent plus particulièrement autour de trois unités d’hospitalisation : médecine, soins de suite et de réadaptation (SSR), et Unité de soins longue durée (USLD). Ce centre hospitalier rattaché aux Hôpitaux de Sarreguemines a retenu les solutions du groupe Oxy’Pharm pour ses protocoles de bio-nettoyage et de bio-désinfection, déployant il y a quelques années le nettoyeur vapeur Sanivap, avant d’opter pour le dispositif de désinfection des surfaces par voie aérienne (DSVA) Nocotech. Témoignages.


©Hôpital Saint-Joseph
©Hôpital Saint-Joseph
« Pour le bio-nettoyage et la bio-désinfection des chambres, nos agents des services hospitaliers (ASH) ont de tout temps procédé manuellement, avec la méthode classique du détergent-désinfectant, qui nous a toujours convenu. Puis nous avons fait face à une épidémie d’entérocoques, et avons donc dû revoir nos protocoles pour maîtriser la propagation de ces micro-organismes pathogènes », explique Nathalie Mayer, infirmière diplômée d’État (IDE) et référente hygiène au Centre Hospitalier Saint-Joseph. Classés dans la famille des streptocoques, les entérocoques peuvent en effet causer des infections urinaires et abdominales, voire des septicémies, tout en étant nativement tolérants à différentes classes antibiotiques. Les conséquences d’une colonisation à large échelle peuvent donc être délétères pour des personnes fragilisées par l’âge et la maladie, à l’instar des patients accueillis à Bitche. Mais venir à bout de ces germes n’est pas chose aisée : ils sont en effet capables de se maintenir longtemps sur tous types de surfaces, et de survivre à des conditions hostiles.

« Sur recommandation de l’équipe opérationnelle d’hygiène des Hôpitaux de Sarreguemines, nous avons acquis un nettoyeur vapeur Sanivap, ce qui nous a permis de maîtriser l’épidémie », poursuit-elle. Cette solution basée sur la diffusion de la vapeur d’eau à haute température (150°C) et sous haute pression (5 bars) pénètre en effet dans les moindres recoins pour éliminer efficacement les souillures et le microfilm, sans qu’il soit nécessaire de recourir à des produits chimiques. Simple, rapide et économique, elle est conforme aux exigences de la norme NF T72-110 et assure d’excellents résultats en termes de désinfection sur les bactéries et mycobactéries, les virus, les levures et les spores.
 

Le Nocotech déployé durant la première vague épidémique

« Au printemps 2020, alors que la première vague épidémique due au SARS-CoV-2 déferlait sur la France et que notre région était particulièrement touchée, le médecin hygiéniste de Sarreguemines a à nouveau revu tous les protocoles de bio-désinfection pour que nous puissions lutter au mieux contre ce nouveau virus. Nous nous sommes ainsi équipés avec le dispositif de désinfection des surfaces par voie aérienne (DSVA) Nocotech, qui semblait plus adapté à ce contexte particulier », raconte Nicole Heitzmann, cadre de santé pour le site Saint-Joseph.

Conforme aux exigences de la norme NF EN 17-272, le Nocotech est en effet de longue date reconnu pour son efficacité bactéricide, virucide, fongicide et sporicide. Son concept, basé sur la diffusion automatisée de peroxyde d’hydrogène, ou H2O2, sous forme gazeuse, permet de désinfecter en un coup de main toutes les surfaces d’une pièce, y compris les plus difficilement accessibles. « Cette solution est vraiment très simple d’utilisation. Après un bio-nettoyage classique, il suffit de positionner le diffuseur au centre d’une pièce, d’ouvrir les tiroirs, les portes des placards, etc., et de le programmer en fonction du volume à désinfecter. La bio-désinfection se fait hors présence humaine et laisse une agréable odeur, qui évoque tout de suite à un environnement propre », détaille Myriam Heim, ASH.
 

Un dispositif polyvalent

À Bitche, le Nocotech est aujourd’hui utilisé dans trois contextes précis : « au départ d’un patient hospitalisé au moins 15 jours, pour les patients positifs au Covid, et pour ceux porteurs d’une BMR, ou bactérie multi-résistante », précise Nathalie Mayer. Parfaitement polyvalent, le dispositif répond donc aux besoins des trois services de l’hôpital Saint-Joseph et a dès lors été rapidement adopté par ses équipes. « L’acquisition d’un second diffuseur serait d’ailleurs opportune pour pouvoir répondre plus rapidement aux demandes », note à ce titre Nicole Heitzmann, en mentionnant également le « retour » du Sanivap. Au début de la pandémie, face à un virus alors inconnu, le recours au nettoyage vapeur avait en effet été suspendu le temps d’acquérir des connaissances suffisantes sur le SARS-CoV-2. L’établissement compte désormais remettre son Sanivap en circulation, notamment pour « nettoyer et assainir les lits et matelas après un long séjour ou un patient porteur de BMR », indique-t-elle.

Pour autant, le Centre Hospitalier Saint-Joseph ne compte pas modifier radicalement ses pratiques, comme le souligne Myriam Heim : « pour les chambres, nous continuerons d’effectuer un nettoyage, ou du moins un pré-nettoyage, à l’eau et au détergent-désinfectant, en particulier après une hospitalisation longue, où les salissures sont de fait plus nombreuses. Mais le Sanivap n’en sera pas moins utile, en particulier pour certaines indications précises ». Toutes trois s’accordent néanmoins sur les actions à mener au préalable : étendre l’utilisation du nettoyeur vapeur à l’ensemble des ASH, car il impose une gestuelle particulière nécessitant une formation, et optimiser l’organisation du travail et la répartition des tâches entre les différents secteurs – à travers, par exemple, l’acquisition future d’un dispositif complémentaire.
 

Des solutions 100 % éco-responsables

À Bitche, le Sanivap et le Nocotech s’inscrivent donc dans un cadre d’usage spécifique. Mais d’autres structures sanitaires et médico-sociales les utilisent en routine, à travers un protocole global mettant à profit leur grande complémentarité : le premier pour le bio-nettoyage, le second pour la bio-désinfection. Car, au-delà de leur large spectre et leur efficacité éprouvée, ces deux dispositifs partagent un autre point commun : leur dimension 100 % éco-responsable, qui fait écho aux réflexions actuelles des professionnels de l’hygiène hospitalière. Aisément perceptible avec le Sanivap, ce volet durable est également au cœur du concept Nocotech : après diffusion, le peroxyde d’hydrogène se décompose en effet en eau et en oxygène seulement, des agents non corrodants, non susceptibles de générer des résistances et sans risques pour l’homme et l’environnement. « Cette dimension éco-responsable n’était pas notre préoccupation première puisque nous étions, pour le Sanivap, plutôt concernés par la maîtrise de l’épidémie d’entérocoques, et pour le Nocotech par la nécessité de limiter la propagation du nouveau coronavirus. Il est néanmoins possible qu’elle ait pesé dans le choix des hygiénistes de Sarreguemines qui sont, in fine, les prescripteurs en matière de protocoles mis en œuvre sur le site de Bitche. Toujours est-il que c’est là un point intéressant, qui contribue à la sécurité de nos agents et de nos patients », conclut Nicole Heitzmann.

Article publié dans le numéro d'avril d'Ehpadia à consulter ici

> Plus d'informations sur le site d'Oxy'Pharm








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