La nuit, les personnes atteintes de maladies neurodégénératives sont particulièrement vulnérables. Certaines se lèvent seules, se désorientent ou entreprennent une activité inhabituelle, avec un risque important de chute. Elles ne sont alors pas toujours en mesure d’alerter les soignants, de se relever ou de regagner leur lit en toute sécurité. Dans une unité où une seule aide-soignante est présente la nuit, pouvoir intervenir rapidement est essentiel.
Porté par Amicie de Goesbriand, ergothérapeute, avec le Dr Rémy Thirion et les équipes de l’UCC, ce projet vise à mieux sécuriser les patients. Elle explique : « Nos patients ont souvent perdu la capacité de demander de l’aide ou de comprendre qu’ils sont en danger. Ce dispositif nous permet d’intervenir au bon moment, sans surveillance intrusive ni dérangement inutile, tout en préservant leur intimité et leur dignité. »
Porté par Amicie de Goesbriand, ergothérapeute, avec le Dr Rémy Thirion et les équipes de l’UCC, ce projet vise à mieux sécuriser les patients. Elle explique : « Nos patients ont souvent perdu la capacité de demander de l’aide ou de comprendre qu’ils sont en danger. Ce dispositif nous permet d’intervenir au bon moment, sans surveillance intrusive ni dérangement inutile, tout en préservant leur intimité et leur dignité. »
Un terrain pilote pour une innovation rennaise
Développé en partenariat avec la société rennaise SEKKOIA, le dispositif KOGILI repose sur des capteurs intelligents capables d'analyser en temps réel la mobilité des patients. Lorsqu'une situation à risque est détectée, une alerte est immédiatement transmise à l'équipe soignante via le système d'appel malade.
Le dispositif réduit ainsi le délai d’intervention, y compris la nuit lorsque les effectifs sont réduits, et permet de limiter le temps passé au sol en cas de chute. Au-delà de la performance technologique, ce projet fait de l'Unité Cognitivo-Comportementale un véritable terrain pilote d'innovation en santé. L'expérimentation menée au sein du service permettra d'évaluer les bénéfices du dispositif sur la sécurité des patients, les pratiques professionnelles et l'organisation des soins. À terme, cette expérience pourrait ouvrir la voie à un déploiement plus large dans d'autres unités de gériatrie confrontées aux mêmes enjeux de sécurité, de qualité des soins et de respect de l'autonomie des personnes âgées.





Atlas 2026 des soins palliatifs et de la fin de vie